Le 1er octobre 1936, on décide que le franc peut désormais fluctuer entre 43 et 49 milligrammes d'or, soit une dévaluation de 25 à 34%. Fin juin 1937, un décret-loi supprime la référence à l'or. Le 4 mai 1938 une nouvelle référence est donnée par rapport à la livre sterling, elle-même décrochée de l'or. Six mois plus tard, une définition or est redonnée à 27,5 milligrammes. Avec la "drôle de guerre", la chute se poursuit et le franc ne vaut plus que 23,34 milligrammes d'or au titre de 900 millièmes (soit 21 mg d'or fin) en février 1940.
Le franc Poincaré a vécu. En cinq ans, il a perdu les deux tiers de sa valeur.
La stabilisation Poincaré a mis fin aux déboires du franc aux lendemains de la Grande Guerre.
La réévaluation de l'encaisse or de la Banque de France permet de liquider le problème de ses avances à l'Etat. Dans le même temps, un accord est passé pour étaler le remboursement de la dette envers les Etats-Unis. Les finances publiques sont redevenues excédentaires et la compétitivité de l'industrie française est aidée par une relative sous-évaluation du franc Poincaré.
La France se croit épargnée
par la crise qui éclate un certain "jeudi noir" d'octobre
1929.
Mais cette force
financière retrouvée ne va pas durer.
Face à la crise
qui les frappe, les pays, les uns après les autres, en commençant
par la Grande -Bretagne, laissent leurs monnaies se déprécier.
En 1933, le dollar décroche à sont tour par rapport à
l'or.
La France, attachée au bloc-or, voit sa monnaie devenir surévaluée
et se coupe des reprises mondiales de 1933 et 1936. Les conséquences
économiques et sociales de la politique mise en uvre s'expriment
dans la vie politique et, en 1936, le gouvernement de Front Populaire est
formé.
La nouvelle politique économique et sociale n'est guère de nature à garantir la stabilité monétaire.
Le franc Poincaré entre dans la tourmente...
La réforme monétaire de 1928 a entraîné le retrait de la circulation des monnaies d'argent (Semeuse). Il faut attendre 1931 pour voir circuler de nouvelles pièces de 50 centimes, 1 franc et 2 francs, dues au graveur Pierre-Alexandre Morlon. Entre temps, ce sont les monnaies des Chambres de Commerce et d'Industrie, introduites à la fin de la Première Guerre Mondiale, qui sont utilisées pour ces valeurs.