Timbre sec, timbre humide et médaillon du Code pénal
La Banque de France reprit à ses débuts l'usage du timbre sec. Ce procédé d'authentification que l'on trouvait déjà sur les premières formes de papier-monnaie (billets de la Banque royale de Law ou assignats notamment), consiste en un gaufrage du papier obtenu à l'aide d'une presse. Mais il s'avère vite que ce gaufrage se détériore de façon trop importante avec la circulation du billet.

 

En 1811, la Banque de France remplace le timbre sec par un timbre humide "identique", c'est-à-dire imprimé simultanément au recto et au verso.

En 1829, le timbre humide disparaît à son tour, tandis qu'apparaissent des cartouches circulaires dans lesquels sont inscrites les dispositions de l'article 139 du Code pénal. L'impression en toutes lettres des peines infligées aux contrefacteurs constitue une prouesse technique, en raison de la taille très réduite des caractères à graver ; elle contribue à renforcer la sécurité du billet.


Matrice et timbre humide du billet de 1.000 francs
Graveur : Dupeyrat
© Banque de France

 


Médaillon article 139 du Code Pénal et sa reproduction
sur le billet de 500 francs type 1842
© Banque de France
Le Code pénal prévoyait initialement la peine de mort pour les contrefacteurs. Cette peine se transforma en travaux forcés à perpétuité en 1832 puis en réclusion criminelle à perpétuité en 1960. Depuis 1992, la peine peut aller "jusqu'à trente ans de réclusion criminelle et trois millions de francs d'amende".

 

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