La
frappe à la presse
L'avènement
de la vapeur fut à l'origine d'une nouvelle amélioration de la technique de
frappe des monnaies. La machine à vapeur de Watt fut ainsi utilisée en Angleterre,
au tout début du XIXème siècle, par Matthews Boulton qui frappa notamment
en 1791 des monnaies de nécessité (ou monnaie de confiance) pour les frères
Monneron. Destinées à suppléer la pénurie monétaire qui régnait en France, ces
monnaies furent interdites en 1792 mais circulèrent en fait jusqu'en 1793.
Monnaie de confiance
de 5 sols des frères Monneron
Birmingham, 1792
Graveur : Augustin
Dupré
©
www.cgb.fr
C'est
à un ingénieur allemand, Dietrich Uhlhorn, que l'on doit l'invention, vers 1830,
d'un système de presse performant qui allait rapidement s'imposer. La pression
exercée par un levier remplaçait celle de la vis du balancier. En France, une
presse similaire fut installée par l'ingénieur Thonnelier à la Monnaie de Paris
en 1845. Cette presse initialement mue par la vapeur fut ensuite actionnée par
l'électricité.
Presse Uhlhorn
©
Musée de la
Monnaie de Paris
De nos jours, les presses modernes
peuvent frapper à une cadence de 800 coups par minute.