L'abandon
du système monétaire romain
Pour unifier son royaume
et y faciliter les échanges, Charlemagne décide en 781 de remplacer les pièces
anciennes par une nouvelle monnaie. Cette monnaie sera frappée en argent,
seul métal précieux relativement abondant chez les Francs. L'unité de base
reste le denier, mais un nouvel étalon apparaît : la livre qui vaut 240 deniers.
Le sou, dont le prestige demeure grand, n'a plus d'existence propre
mais devient un multiple du denier. On a ainsi :
1 livre = 20 sous de 12 deniers = 240 deniers
Obole de Pépin II
vers 845-848
©
www.cgb.fr
Denier de Charles le Chauve
vers 840-860
©
www.cgb.fr
Denier de Charles le Chauve
vers 1000-1050
© www.cgb.fr
Ce
nouveau système monétaire restera en vigueur dans de nombreux pays européens
pendant près de mille ans.

Denier de Charlemagne
©
www.cgb.fr
A
la fin du règne de Charlemagne, le portrait de l'empereur disparaît de
la face des monnaies. Il ne reviendra qu'au début du XVIème siècle.
Sous le règne de Charles le Chauve (840-877) apparaît la formule latine
Gratia dei rex (roi
par la grâce de Dieu) qui perdurera jusqu'au XVIIIème siècle.
Ces
monnaies qui portent au revers la légende circulaire METVLLO ou bi-linéraire
MET/ALO proviennent de l'atelier de Melle (Deux-Sèvres) qui fut l'un
des premiers centres producteurs de l'Empire carolingien. Cet atelier, situé
à proximité d'une mine de plomb argentifère, fut actif
jusqu'au milieu du XIIème siècle, période vers
laquelle toute activité cessa, vraisemblablement en raison d'une pénurie
de bois indispensable à l'extraction du minerai et aux opérations
de fonte.