Portrait de Maxence Lagalle

Réseau des diplomés

Maxence Lagalle, 23 ans : un parcours atypique et source de diversité.

Photo de Maxence Lagalle

Photo de Maxence Lagalle

« Mon parcours est assez atypique », explique Maxence Lagalle, 23 ans, jeune chercheur en économie. « Diagnostiqué très jeune enfant intellectuellement précoce, c’est le début de l'enfer ! » déclare-t-il.  En effet, Maxence est originaire d’une petite bourgade rurale près de Chambéry. « Sur place, les structures scolaires existantes n’étaient pas adaptées à ma situation ». C’est pourquoi, Maxence fait toute sa scolarité par correspondance, jusqu’au baccalauréat, qu’il obtient à l’âge de 15 ans. « Dès le début, j’ai appris à tout faire moi-même et à développer mon autonomie ».

Maxence est quelqu’un de très éclectique, et multiplie les centres d’intérêt. Ce qui ne lui facilite pas la tâche pour choisir une orientation. Il s’interroge longuement sur le lieu de ses futures études. Partagé entre la ville de Lyon, où la vie reste chère, et Poitiers, qui lui offre différentes possibilités. C’est finalement cette dernière qui l’emporte, et lui apporte la pluridisciplinarité qu’il recherchait.

Cependant, Maxence hésite notamment entre le Droit et les Sciences économiques. Il choisit alors les Sciences économiques, « de toute façon, si ça ne marche pas, je suis jeune, je peux me permettre de perdre une année » se disait-il à l’époque. Mais, il s’est avéré que le 1er choix fût le bon. Son parcours en licence se passe extrêmement bien, « l’autonomie acquise au fil du temps a été un véritable bonus, contrairement à d’autres, mon arrivée à la fac ne m’a pas déstabilisée », relate Maxence. En parallèle, il gère son temps libre et le met au profit d’associations. Il devient notamment élu universitaire. « J’aime défendre les valeurs auxquelles je crois et agir pour celles-ci », explique-t-il.

Après la licence, Maxence se dirige vers un Master 1 dans le domaine de la Finance, mais quand arrive la 2e année, une question se pose : Master Pro ou Master Recherche ? Au début, il souhaitait approfondir la voie professionnelle .Cependant après quelques mois de réflexion, sa nature curieuse ainsi que la perspective d’une poursuite d’étude sur 3 ans en faisant un doctorat l’emporte. Les Sciences sociales lui permettent d’organiser son emploi du temps librement, et ainsi de se libérer des créneaux.« En effet, on a tous des rythmes de travail différents, moi j’ai eu la chance de pouvoir identifier les temps où j’étais le plus productif, pour les mettre au profit de la recherche et de ma thèse, et ainsi me consacrer à mes autres centres d’intérêt le reste du temps ». Au début, Maxence commence en tant que comédien amateur puis comme trésorier au sein de l’association LUDI (Ligue Universitaire d’Improvisation de Poitiers), « c’est parfait pour la mise en pratique des cours de licence » plaisante-t-il.

Toujours engagé dans la vie étudiante, Maxence se présente au Conseil Scientifique de l’Université et y est élu. C’est aux côtés de l’AFEP (Association Fédérative des Étudiants de Poitiers) qu’il défend les valeurs qui lui correspondent, « je vais là où mes valeurs me portent » déclare Maxence. C’est ainsi qu’il devient également cadre de cette association, un nouveau défi pour lui ! C’est en tant que responsable de la communication qu’il fait ses preuves. Cela lui permet de faire appel à ses connaissances en marketing, de multiplier les médias (radio, TV, tournage…), mais également d’augmenter son panel de compétences, notamment dans le domaine du numérique. « Je voulais élargir ma palette de compétences, c’est important d’avoir plusieurs cordes à son arc », explique Maxence.

« Aujourd’hui, il me reste 1 an de rédaction de thèse, et je suis toujours en veille de ce qui se fait autour de moi et par conséquent de ce que je pourrais apporter à une entreprise ou à une administration. Si j’avais un conseil à donner, je dirais à tous les étudiants et futurs diplômés de l’Université de Poitiers, qu’il est indispensable de développer ses compétences au-delà de sa formation et de profiter de pouvoir le faire pendant les études, car une fois dans la vie active, les opportunités sont plus rares ! ».

Et pour terminer, à la question « Dans dix ans tu te vois où ? », Maxence répond : « Dans dix ans ? Je ne suis pas fixé sur un plan de carrière professionnelle en particulier. Le monde bouge et je bouge avec lui, j’irai là où le vent me portera, je suis proactif. Et pourquoi pas un jour créer ma propre entreprise, qui sait ? ».

Camille Champagne

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr