Un papier très spécial
Moyen de paiement destiné à circuler de main en main, le billet doit posséder des qualités spécifiques garantissant à la fois sa pérennité et sa signification. La résistance du papier, l'authentification du signe monétaire et sa protection contre les falsifications sont autant d'éléments indispensables pour préserver la confiance dans un support monétaire dépourvu de valeur intrinsèque. Cela explique le soin particulier apporté à la confection des billets.

 


Pliagraphe Schopper
mesure la résistance du papier au pliage
© Banque de France
Pour lutter contre les contrefaçons, de multiples procédés ont été mis au point tant dans la fabrication du papier que dans l'impression des billets. Certains projets anciens visant à inclure des éclats de métal ou des tissus dans le papier ne dépassèrent pas le stade des essais, leur réalisation se révélant difficile et coûteuse.

 

 

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La composition du papier doit lui donner une texture qui le différencie clairement des autres papiers du commerce. Sa solidité est l'objet de tests multiples pour vérifier notamment sa résistance à la traction, à la perforation et au pliage ainsi que son lissé, c'est-à-dire son état après écrasement entre deux cylindres.
Extensomètre Lhomme et Argy
teste la résistance du papier
à la traction
© Banque de France

 

 

D'autres furent définitivement adoptés et se retrouvent dans les billets modernes : c'est notamment le cas du filigrane qui reste le signe de sécurité le plus utilisé dans la fabrication du papier fiduciaire. L'apposition d'un timbre sec, puis d'un timbre humide constitua un élément d'authentification des billets de même que celle de signatures. La finesse du dessin et de la gravure, la technique de gravure, l'impression de couleurs et le choix des encres ont été et demeurent autant d'éléments visant à rendre difficiles les imitations.

Feuille de papier comportant des inclusions métalliques
essai de 1822
© Banque de France