Les coins
Les coins portent la gravure en creux destinée à être reproduite en relief sur la pièce. Ils sont l'œuvre du graveur. La première technique employée consistait à graver en creux l'ensemble du coin. Cette technique, plus artistique, exigeait un graveur de talent. Elle posait néanmoins problème dans la mesure où elle ne permettait pas une parfaite similitude du coin lorsque celui-ci, usé, devait être renouvelé. La Renaissance vit se développer une seconde technique permettant une plus grande uniformité des fabrications. Elle consiste à graver en relief des poinçons destinés à être enfoncés dans un coin. L'usage des poinçons se répandit en France sous Louis XIV. C'est à cette époque que le graveur général des monnaies, fonction créée sous le règne de Henri II, obtint le contrôle général des poinçons et effigies représentant le souverain.

 

 

 


Taille au burin
© Monnaie de Paris

En raison de la finesse de fabrication qu'elle permet, la technique de la gravure manuelle est toujours utilisée. Elle est néanmoins concurrencée par une technique de réduction d'un modèle en plâtre ou en résine. Ce modèle est réalisé à grande échelle et en relief. Après durcissage, ce modèle est gravé dans l'acier grâce à un tour à réduire. Un palpeur capte les reliefs du modèle et les transmet à un pantographe actionnant une fraise qui réalise une copie à la dimension désirée. Des originaux identiques peuvent ainsi être réalisés dans des formats différents. Ces originaux serviront ensuite à produire les coins par enfonçage.

Poinçon historique :
Catherine de Médicis
© Monnaie de Paris

 

 

 

 

gravure et coins à la Monnaie de Paris

 

Coins terminés et outillage
© Monnaie de Paris
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